Le blog du Residence Celeste

Combien de jours faut-il sur le lac de Côme, et quand vaut-il la peine de changer de base

Un bateau-navette traverse le lac de Côme devant un village aux maisons colorées sur la colline

« Combien de jours faut-il pour le lac de Côme » est la question qu'on nous pose le plus souvent, et c'est aussi la plus difficile à résoudre en un seul chiffre, car tout dépend de ce que l'on veut vraiment voir et du plaisir que l'on prend à se déplacer en bateau plutôt qu'en voiture.

Il n'y a pas de compte universel ici, mais trois scénarios concrets : le week-end prolongé, la semaine complète, et le moment précis où il devient utile de défaire ses valises une seconde fois pour s'installer ailleurs sur le lac.

Trois ou quatre jours : le week-end prolongé

Un week-end prolongé permet de bien voir le cœur du lac, sans courir : une journée pour Bellagio, accessible en bateau depuis l'embarcadère de Lenno sans jamais prendre la voiture, une matinée pour l'une des deux villas les plus célèbres, et une demi-journée libre pour marcher ou simplement s'asseoir face au lac.

L'erreur la plus fréquente est de vouloir tout caser : Bellagio et Varenna le même jour, les deux villas le lendemain matin, un déjeuner réservé à heure fixe. Le lac se savoure mieux avec un seul objectif par jour et le reste du temps laissé libre, car les horaires des bateaux changent selon la saison et ne se prêtent pas à un programme trop serré.

  • Une journée à Bellagio, aller-retour en bateau
  • Une visite de la Villa Carlotta ou de la Villa del Balbianello, pas les deux
  • Un tronçon de la Greenway du lac de Côme, onze kilomètres entre Colonno et Cadenabbia
  • Une soirée sans programme, la première chose qu'on supprime et pourtant la plus utile

Une semaine : la durée qui fonctionne le mieux

Une semaine est la durée que nous recommandons presque toujours, pour une raison précise : elle permet d'alterner une journée sur l'eau, une journée à pied entre les villas et la Greenway, et une journée de vrai repos, sans avoir l'impression d'avoir manqué quelque chose.

Comme nous l'expliquons en détail à propos des déplacements sans voiture dans cette zone, un seul embarcadère de la rive ouest suffit pour rejoindre Bellagio, Varenna et Menaggio en une traversée. Une semaine entière s'organise donc depuis une seule base, sans refaire les valises en cours de séjour.

Dix jours ou plus : la deuxième base a du sens

Au-delà d'une dizaine de jours, le calcul change, et c'est vraiment le seul cas où nous conseillons de fractionner le séjour. Le centre du lac reste la base pour la première partie, villas et traversées comprises ; puis deux ou trois nuits ailleurs permettent d'ouvrir des zones qui, d'ici, restent de longues excursions : Côme même, avec son centre historique et le funiculaire vers Brunate, ou la branche de Lecco, plus escarpée et bien moins fréquentée par les circuits en bateau.

Ce n'est pas un conseil donné pour gonfler l'itinéraire. C'est l'admission honnête qu'aucune base, la nôtre y compris, ne couvre le lac entier de la même façon : au-delà d'une semaine, l'intérêt de rester sur place diminue, et il vaut mieux se déplacer que répéter les deux mêmes traversées.

Quand changer de base vaut vraiment la peine

Le lac de Côme forme un Y inversé de quarante-cinq kilomètres de long, et aucune base ne se trouve à égale distance de tout : c'est une question de géométrie, pas une limite propre à telle ou telle zone. Depuis le centre du lac, Bellagio, Varenna, Menaggio et les deux villas les plus connues sont à portée de bateau ou de quelques pas, mais Côme, la branche de Lecco et la Valteline restent des excursions qui demandent une voiture et une bonne partie de la journée.

Jusqu'à une semaine, mieux vaut presque toujours rester sur place et laisser les bateaux et la marche faire le travail. Fractionner le séjour, et dormir ailleurs deux nuits, ne se justifie qu'au-delà d'une semaine, ou si le programme inclut vraiment Côme ou la Valteline comme étape à part entière, et non comme une escapade improvisée d'un après-midi.

Les jours d'arrivée et de départ ne comptent qu'à moitié

Un détail que presque personne ne mentionne : le jour d'arrivée et celui de départ sont rarement des journées complètes. Arriver l'après-midi laisse une soirée, pas une journée, et l'inverse est vrai pour un départ matinal. Une semaine réservée signifie, dans les faits, cinq ou six journées pleines à remplir, pas sept.

Ici, l'arrivée tardive n'a pas d'heure limite : un vol retardé ou un imprévu sur la route ne raccourcit donc pas le séjour. Il reste néanmoins utile de compter le premier et le dernier jour comme des demi-journées, pour ne pas terminer la semaine avec l'impression d'avoir manqué quelque chose.

Il n'existe pas de chiffre juste pour tout le monde, seulement un principe qui vaut presque toujours : mieux vaut voir moins de choses tranquillement que tout voir en surveillant le prochain bateau. Le reste, villas comprises, sera toujours là la prochaine fois.

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